Combien de temps dure un match de foot ? Deux fois 45 minutes, et tout ce qui s'y ajoute
Règles du jeu

Combien de temps dure un match de foot ? Deux fois 45 minutes, et tout ce qui s'y ajoute

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Combien de temps dure un match de foot ? 90 minutes, en deux périodes de 45 minutes séparées par une mi-temps de 15 minutes au plus, auxquelles l’arbitre ajoute le temps perdu. Un match à élimination directe peut se prolonger de deux fois 15 minutes, puis d’une séance de tirs au but. Les jeunes jouent moins longtemps.

Combien de temps dure un match de foot selon les Lois du jeu

La loi 7 des Lois du jeu, le texte international qui encadre toutes les compétitions, fixe la base : deux périodes égales de 45 minutes. Elles ne peuvent être raccourcies que si l’arbitre et les deux équipes en conviennent avant le coup d’envoi, et à condition que le règlement de la compétition l’autorise.

Entre les deux périodes, la mi-temps dure 15 minutes au plus. Le règlement de la compétition en fixe la durée exacte, et toute modification passe par l’arbitre. C’est le temps d’un retour aux vestiaires, d’une causerie et d’un passage aux toilettes, rarement davantage.

Le chronomètre officiel est celui de l’arbitre : les Lois font de lui le gardien du temps. L’horloge du stade, quand elle existe, n’a qu’une valeur indicative. Le décompte ne s’arrête pas à chaque sortie du ballon, contrairement à d’autres sports collectifs : le temps perdu est rattrapé à la fin de chaque période, d’où le temps additionnel.

SéquenceDurée prévueQui la fixe
Première période45 minutesLoi 7
Mi-temps15 minutes au plusRèglement de la compétition
Seconde période45 minutesLoi 7
Temps additionnelVariable, à chaque périodeArbitre
ProlongationsDeux fois 15 minutes au plusRèglement de la compétition
Tirs au butJusqu’à la décisionLoi 10

Pour un match de championnat sans prolongation, comptez donc un peu moins de deux heures entre le coup d’envoi et le coup de sifflet final. Ajoutez l’échauffement et le rendez-vous fixé par l’éducateur, souvent bien avant l’heure du match, si vous accompagnez un joueur.

Le temps additionnel : ce que l’arbitre rajoute et pourquoi

Chronomètre d’arbitre et sifflet posés sur un banc de touche en bois, terrain flou en arrière-plan à la tombée du jour

À la fin de chaque période, l’arbitre rend le temps que le jeu a perdu. La loi 7 en dresse la liste :

  • les remplacements ;
  • l’examen et l’évacuation des joueurs blessés ;
  • les pertes de temps volontaires ;
  • les sanctions disciplinaires ;
  • les pauses médicales prévues par la compétition, pause boisson d’une minute au plus ou pause fraîcheur de 90 secondes à trois minutes ;
  • les vérifications et les visionnages de la VAR ;
  • les célébrations de but ;
  • toute autre cause, dont un retard important à la reprise du jeu.

Le quatrième arbitre affiche ensuite un minimum, pas un total. L’arbitre peut prolonger au-delà si du temps se perd encore pendant ces minutes ajoutées, jamais réduire. Il n’a pas non plus le droit de compenser une erreur de chronométrage de la première période en modifiant la durée de la seconde.

Un cas particulier allonge aussi une période : le penalty. Accordé à la dernière seconde, il se tire quand même, et la période dure jusqu’à ce que son exécution soit terminée.

À l’inverse, rien n’oblige l’arbitre à attendre la fin d’une attaque prometteuse. Une fois le temps écoulé, il peut siffler alors que le ballon file vers la surface : seul le penalty prolonge la période. Les protestations du banc sur un coup de sifflet « trop rapide » n’y changent rien, puisque l’arbitre reste le seul maître du chronomètre.

Les vérifications vidéo pèsent de plus en plus dans ce décompte, notamment sur les hors-jeu serrés, qui demandent parfois plusieurs minutes de contrôle. Les grandes compétitions ont par ailleurs demandé, ces dernières saisons, un décompte plus fidèle du temps perdu, ce qui a allongé les temps additionnels affichés.

Les mesures de 2026-2027 contre les lenteurs

L’édition 2026-2027 des Lois du jeu attaque le problème à la source :

  • un compte à rebours visuel de cinq secondes peut être lancé par l’arbitre avant une rentrée de touche ou un coup de pied de but qui traîne ; une fois le délai dépassé, la touche revient à l’adversaire, et le coup de pied de but devient un corner pour lui ;
  • un joueur remplacé doit quitter le terrain dans les dix secondes ; à défaut, son remplaçant n’entre qu’au premier arrêt de jeu survenant au moins une minute plus tard ;
  • un joueur soigné sur le terrain, ou qui provoque un arrêt pour blessure, sort et reste dehors une minute après la reprise, avec des exceptions, dont la blessure du gardien.

Le gardien qui garde le ballon en main plus de huit secondes concède de son côté un corner, l’arbitre signalant de la main les cinq dernières secondes. L’objectif commun : moins de temps mort, donc moins de minutes à rendre en fin de période.

Prolongations et tirs au but dans les matchs à élimination directe

En championnat, un match nul reste un match nul : chaque équipe prend son point. Les prolongations n’existent que si le règlement de la compétition exige un vainqueur, comme en coupe. Elles se jouent en deux périodes égales de 15 minutes au plus, avec une pause boisson d’une minute au maximum entre les deux. Selon les compétitions, la séance de tirs au but peut aussi suivre directement le temps réglementaire.

La loi 10 organise ensuite la séance de tirs au but :

  • l’arbitre tire au sort le but utilisé, puis, par un second tirage, l’équipe qui choisit de tirer en premier ou en second ;
  • chaque équipe tire cinq fois, en alternance, chaque tir étant confié à un joueur différent ;
  • la séance s’arrête dès qu’une équipe ne peut plus rattraper l’autre ;
  • à égalité après cinq tirs, les équipes continuent tir par tir jusqu’à ce que l’une marque plus que l’autre sur le même nombre de tentatives ;
  • seuls les joueurs présents sur le terrain à la fin du match peuvent tirer, et une équipe plus nombreuse doit se réduire au nombre de son adversaire.

Tous les joueurs autorisés doivent avoir tiré avant qu’un premier tireur revienne. Le gardien peut tirer lui aussi. S’il se blesse pendant la séance, il peut être remplacé par un remplaçant inscrit sur la feuille de match, à condition que l’équipe n’ait pas épuisé ses changements.

La double touche a été précisée dans l’édition 2026-2027 : si le tireur touche le ballon des deux pieds par accident, ou si le ballon heurte sa jambe d’appui juste après la frappe, le tir est à retirer s’il entre, et compté comme manqué s’il n’entre pas. Pour le reste, la position du gardien et le geste du tireur suivent les règles du penalty en cours de match.

Chez les jeunes, des matchs plus courts

Petits buts de football pour enfants alignés sur un terrain réduit, plots orange au sol et ballons au repos sous un ciel clair

Les Lois du jeu laissent aux fédérations nationales le soin d’adapter la durée des matchs pour le football des jeunes, des vétérans, le football adapté et le football de base, à une condition : deux périodes égales, et des prolongations égales elles aussi. La FFF, ses ligues et ses districts fixent donc des durées par catégorie d’âge, d’autant plus courtes que les joueurs sont jeunes.

Le principe se retient facilement. Les plus petits jouent en plateaux, plusieurs matchs courts dans la même matinée, sur un terrain réduit et à effectif réduit. Le football à 8, joué par les enfants avant le passage au grand terrain, garde des périodes nettement plus courtes que 45 minutes. La durée remonte ensuite par paliers chez les adolescents, jusqu’aux 90 minutes des seniors.

Pour connaître la durée exacte du match de votre enfant, le bon réflexe reste le règlement de la compétition, que le club tient à disposition, ou une question à l’éducateur. Les durées peuvent varier entre un championnat, une coupe et un tournoi, où les matchs sont souvent bien plus courts et s’enchaînent.

Les sanctions suivent la même logique de proportion. Dans les compétitions qui pratiquent l’exclusion temporaire, les Lois situent la mise à l’écart entre 10 et 15 % de la durée totale du match, soit dix minutes pour une rencontre de 90 minutes. Le détail des couleurs, dont le carton blanc des championnats amateurs, varie selon les règlements.

Les Lois autorisent aussi les fédérations à prévoir, pour ces catégories, des remplaçants qui reviennent en jeu après être sortis. Voir un enfant entrer, sortir puis rentrer de nouveau sur le terrain n’a donc rien d’irrégulier dans une compétition qui le permet : l’éducateur répartit ainsi le temps de jeu entre tous les joueurs de son groupe.

Match arrêté ou interrompu : quand le temps ne va pas au bout

Un match peut aussi finir avant l’heure. L’arbitre a le pouvoir d’interrompre ou d’arrêter définitivement une rencontre : orage, terrain devenu impraticable, éclairage en panne, incidents autour du terrain. Une simple interruption s’ajoute au temps additionnel. Un arrêt définitif renvoie au règlement : la loi 7 prévoit que le match arrêté se rejoue, sauf disposition contraire du règlement de la compétition ou des organisateurs.

L’édition 2026-2027 ajoute une précision. Une équipe qui provoque l’arrêt parce qu’il lui reste moins de sept joueurs perd en principe le match par forfait. Sept, c’est le minimum en dessous duquel une rencontre ne peut ni commencer ni continuer, hors exclusions temporaires.

En match amical, les clubs s’accordent souvent sur des durées plus courtes ou sur des changements plus nombreux, dans la limite de ce que les Lois et la fédération autorisent. Une rencontre de préparation en août ne dit donc rien de la durée d’un match officiel.

Dernier repère pour le spectateur pressé qui se demande combien de temps dure un match de foot une fois le panneau levé : le chiffre affiché par le quatrième arbitre est un plancher. Une blessure, un remplacement ou un visionnage pendant ces minutes, et la fin du match recule encore.