
Penalty au foot et coup franc direct ou indirect, deux façons de punir une faute
Au foot, le penalty punit une faute de coup franc direct commise par un défenseur dans sa surface de réparation : le tir part du point situé à 11 mètres du but, face au gardien. Hors de la surface, la même faute donne un coup franc direct ; les fautes plus légères et le hors-jeu, un coup franc indirect.
Coup franc direct ou indirect : quelle faute donne quoi
Toute faute sifflée pendant que le ballon est en jeu se paie d’un coup franc pour l’adversaire, en principe à l’endroit où elle a été commise, ou d’un penalty quand elle a lieu dans la surface de l’équipe fautive. La nature de la faute décide du type de coup franc, et cette distinction a une conséquence simple : sur un coup franc direct, le tireur peut marquer d’une seule frappe ; sur un indirect, le ballon doit toucher un autre joueur avant d’entrer.
Le coup franc direct punit les fautes de contact et la main. Charger un adversaire, sauter sur lui, le frapper ou tenter de le frapper, le bousculer, le tacler ou le faire trébucher de façon négligente, imprudente ou avec une force excessive ; le tenir ; le gêner avec contact ; le mordre ou lui cracher dessus ; lancer un objet ; toucher le ballon de la main ou du bras, sauf pour le gardien dans sa surface.
Le coup franc indirect punit les fautes sans contact et les infractions techniques : jeu dangereux, obstruction sans contact, contestation ou propos déplacés, gardien empêché de relâcher le ballon, ruse pour contourner l’interdiction de la passe au gardien. Il sanctionne aussi le gardien qui reprend en main un ballon qu’il venait de lâcher, ou qui prend en main une passe volontaire du pied ou une rentrée de touche d’un partenaire. Le hors-jeu se sanctionne également d’un coup franc indirect, tout comme le tireur qui retouche le ballon avant qu’un autre joueur l’ait joué.
Une évolution récente surprend encore les tribunes : le gardien qui garde le ballon en main plus de huit secondes ne concède plus un coup franc indirect, mais un corner. L’arbitre signale les cinq dernières secondes d’une main levée.
| Faute | Reprise du jeu |
|---|---|
| Tacle imprudent, croc-en-jambe, poussée | Coup franc direct |
| Main volontaire ou bras qui agrandit la silhouette | Coup franc direct |
| Tirage de maillot | Coup franc direct |
| Jeu dangereux sans contact, pied haut par exemple | Coup franc indirect |
| Obstruction sans contact | Coup franc indirect |
| Hors-jeu | Coup franc indirect |
| Gardien qui prend en main une passe du pied d’un partenaire | Coup franc indirect |
| Gardien qui garde le ballon plus de huit secondes | Corner |
| Faute de coup franc direct dans sa propre surface | Penalty |
Le signal de l’arbitre et le but marqué directement
Pour un coup franc indirect, l’arbitre lève un bras au-dessus de la tête et le garde levé jusqu’à ce que le ballon touche un autre joueur, sorte du terrain, ou qu’un but direct devienne impossible. Ce bras levé est le meilleur indice pour le spectateur : tant qu’il reste en l’air, une frappe directe au fond des filets ne compte pas.
Les conséquences se résument ainsi :
- un coup franc direct qui entre dans le but adverse : but accordé ;
- un coup franc indirect qui entre directement dans le but adverse : coup de pied de but pour l’adversaire ;
- un coup franc, direct ou indirect, qui entre directement dans le propre but de l’équipe qui le tire : corner pour l’adversaire ;
- un coup franc indirect qui entre directement alors que l’arbitre a oublié de lever le bras : coup franc à retirer.
Le dernier cas protège l’équipe qui tire : elle n’a pas à payer l’oubli de l’arbitre. Sur un terrain amateur, le geste du bras levé est souvent le seul repère du public, faute de commentaire ou d’écran.
Le mur à 9,15 mètres et le coup franc rapide

Le ballon doit être immobile au moment du tir, et il est en jeu dès qu’il est frappé et bouge nettement. Jusque-là, les adversaires restent à 9,15 mètres au moins, sauf s’ils se tiennent sur leur propre ligne de but, entre les poteaux. Cette distance correspond aux dix yards du texte d’origine. C’est aussi le rayon du rond central et de l’arc de cercle qui borde la surface de réparation.
Quand trois défenseurs ou plus forment un mur, les attaquants se tiennent à un mètre au moins de ce mur jusqu’à ce que le ballon soit en jeu. Un attaquant qui se glisse dedans pour le désorganiser concède un coup franc indirect. Dans les compétitions qui l’utilisent, une bombe de mousse marque la place du ballon et la ligne du mur ; sur un terrain amateur, l’arbitre mesure la distance à grandes enjambées.
Le tireur peut jouer vite. Si un adversaire placé à moins de 9,15 mètres intercepte un coup franc joué rapidement, le jeu continue : l’équipe qui a choisi la vitesse en assume le risque. Un défenseur qui reste volontairement devant le ballon pour retarder la reprise est en revanche averti.
La feinte fait partie du jeu : le tireur peut faire semblant de frapper pour tromper le mur, et le ballon peut être levé d’un pied ou des deux à la fois. Sur un coup franc accordé à l’équipe qui défend dans sa propre surface, le ballon est en jeu dès qu’il est frappé, sans avoir à sortir de la surface, et les adversaires restent hors de cette surface jusque-là.
Penalty au foot : le point de réparation, le tireur et le gardien
Le penalty au foot sanctionne une faute de coup franc direct commise par un joueur dans sa propre surface de réparation, ou hors du terrain au cours d’une action de jeu. Les lignes appartiennent à la zone qu’elles délimitent : une faute commise sur la ligne de la surface donne donc un penalty.
Le ballon est posé immobile sur le point de réparation, situé à 11 mètres du milieu de la ligne de but. Le tireur est clairement identifié, et les poteaux, la barre et les filets doivent être immobiles.
Le gardien reste sur sa ligne, face au tireur, entre les poteaux, sans toucher ni les poteaux, ni la barre, ni les filets, jusqu’à la frappe. Au moment du tir, une partie d’au moins un pied doit toucher la ligne, se trouver à son aplomb ou derrière elle. Il a donc le droit de se déplacer latéralement et d’avancer un pied, pas de quitter sa ligne des deux pieds.
Les autres joueurs se placent sur le terrain, hors de la surface, derrière le point de réparation et à 9,15 mètres au moins de celui-ci : c’est tout le rôle de l’arc de cercle tracé au bord de la surface.
Le tireur frappe vers l’avant ; une talonnade est permise si le ballon avance. Il peut feinter pendant sa course d’élan, mais pas une fois celle-ci terminée : la feinte illicite vaut un coup franc indirect pour la défense et un avertissement, même si le ballon entre. Il ne peut pas retoucher le ballon avant qu’un autre joueur l’ait touché.
Après la frappe : le rebond
Une fois le ballon frappé, le penalty redevient du jeu ordinaire. Si le gardien repousse le tir, n’importe quel joueur peut reprendre le ballon, tireur compris, puisque le gardien l’a touché. Si le ballon revient du poteau ou de la barre sans avoir touché personne, le tireur n’a pas le droit de le rejouer : sa seconde touche donne un coup franc indirect à la défense. Un partenaire peut en revanche le pousser au fond. C’est pourquoi les attaquants se placent au bord de la surface, prêts à surgir dès la frappe, et pourquoi les défenseurs les accompagnent au même moment.
Quand le penalty se retire, et pourquoi la surface coûte si cher

Les infractions au moment du tir ne mènent pas toutes au même résultat. Les Lois raisonnent selon l’issue du tir :
| Infraction au moment du tir | Si le ballon entre | S’il n’entre pas |
|---|---|---|
| Gardien parti trop tôt de sa ligne | But accordé | À retirer s’il arrête le tir ou si sa faute a gêné le tireur |
| Partenaire du tireur entré trop tôt, et qui intervient | À retirer | Coup franc indirect pour la défense |
| Défenseur entré trop tôt, et qui intervient | But accordé | À retirer |
| Feinte une fois la course d’élan terminée | Coup franc indirect et jaune au tireur | Coup franc indirect et jaune au tireur |
| Double touche involontaire du tireur | À retirer | Coup franc indirect pour la défense |
La double touche involontaire, deux pieds en même temps ou ballon qui heurte la jambe d’appui juste après la frappe, a été précisée dans l’édition 2026-2027 des Lois du jeu. Le gardien fautif reçoit un simple rappel à l’ordre la première fois dans le match, puis un avertissement en cas de récidive.
Pourquoi la surface coûte-t-elle si cher ? Parce que la même faute, un mètre plus loin, ne donne qu’un coup franc avec un mur. Dans la surface, il ne reste que le gardien. Face à un attaquant qui y entre, la conduite la plus sûre pour un défenseur est de rester debout, de fermer l’angle et d’accepter une frappe difficile plutôt que de tenter un tacle tardif. Si sa faute annule une occasion de but manifeste alors qu’il jouait le ballon, il s’en tire avec un jaune ; sans tentative de jouer le ballon, c’est un rouge, comme l’expliquent les règles des cartons jaune, rouge et blanc.
Un penalty accordé à la dernière seconde se tire même si le temps est écoulé : la période se prolonge jusqu’à la fin de l’action. Dans ce cas, le tir est terminé quand le ballon s’arrête, sort du terrain ou est joué par un autre joueur que le gardien. Les tirs au but qui départagent les matchs de coupe reprennent les mêmes positions, avec leur propre déroulement, décrit dans l’article sur la durée d’un match de foot.